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Des écoliers accusent Zoé Kabila d’avoir vendu « leur terrain aux chinois »!

image-ecolierLes écoliers de l’Institut de la Gombe, plus connu sous le nom de l’Athénée de la Gombe, ont organisé une manifestation lundi pour protester contre la « cession », par le frère du président Kabila,  de leur terrain à l’Ambassade de Chine.

Environ 300 élèvent de cette école d’excellence de la capitale congolaise sont sortis dans la rue en début de journée, en lançant des slogans anti chinois. Ils ont bloqué la circulation routière, à hauteur du siège du ministère de l’Éducation, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre.

Le terrain dont il est question revient en réalité à Shark Club, une équipe de football appartenant au Député Zoé Kabila, frère du président Jospeh Kabila, qui l’aurait « cédé » à l’Ambassade de Chine.

Selon un responsable du ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, cité par l’Agence France-Presse, l’ambassade de la Chine qui va y construire un centre informatique.

Cette transaction foncière est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, puisque, selon les élèves, l’Institut la Gombe a été dépossédé de plusieurs installations, dont une piscine et une aire de jeu au profit du frère du président Kabila

Anciennement connu sous le nom de l’Athénée Royal de Kinshasa, l’Institut de la Gombe est un des premiers établissements scolaires à être construite entre 1948 et 1956 par le gouvernement colonial belge. La commande de ce complexe important, ainsi que celle des Athénées de Lubumbashi et de Bukavu, sera confiée à l’architecte René Schoentjes.

L’Athénée Royal était jadis composé de bâtiments scolaires, d’un pavillon réservé à l’école maternelle, et d’une infrastructure sportive avec piscine et terrain de foot.
  • La Rédaction

@politicocd

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AVIS DE RECRUTEMENT

liproco-affiche-corruption-2Dans le cadre de l’exécution de son projet IMPACT-RDC, la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption, LICOCO en sigle, cherche à recruter 1 jeune Universitaire ayant terminé les études universitaires en Droit.

  1. Localisation

Le lieu du travail sera à Matadi.

  1. Expérience

 

  • Avoir un Diplôme en Droit
  • Savoir manier l’outil informatique
  • Etre flexible, Intègre, engagé et motivé

 

  1. Composition du dossier et dépôt des candidatures

Les dossiers seront composés d’une lettre de motivation et d’un CV. Une copie de votre diplôme doit être annexée.

Les dossiers sont à transmettre au plus tard le  mercredi 07  Décembre 2016 par courrier électronique:

 

    Email : licocordc@gmail.com

    Tél : 081 60 49 837 / 089 89 72 130/ 0998138034

 

N.B :- Le candidat doit résider dans la Ville de Matadi 

        – Les Candidatures féminines seront prises en priorité

 

 

                             Fait à Kinshasa, le 23/Novembre/2016

 

Le Secrétaire Exécutif de la LICOCO

                                     Ernest MPARARO

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COMMUNIQUE DE PRESSE/004/LICOCO/2016:Les Membres du Gouvernement sortant doivent respecter l’article 99 de la Constitution

liproco-affiche-corruption-2La Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption, LICOCO en sigle demande aux  membres du Gouvernement sortant  de  déclarer leurs biens conformément à l’article 99 de la Constitution, eu égard aux soupçons qui pèsent sur plusieurs membres de l’exécutif sortant d’avoir acquis des biens matériels durant l’exercice de  leur fonction.

La LICOCO considère  qu’une telle déclaration des biens des membres du Gouvernement sortant à la cour constitutionnelle viendrait infirmer ou confirmer les soupçons d’enrichissement illicite qui pèsent sur plusieurs membres du Gouvernement de la RDC.

La LICOCO tient à rappeler que les anciens membres du Gouvernement Matata 1 et 2  n’ont pas respecté cette disposition légale car ils n’ont jamais déclaré leurs biens à la fin de leur fonction comme l’exige l’article 99 de la Constitution de la RDC.

Cela  est d’autant plus inquiétant étant donné que la Constitution doit être respectée à la loupe par les dirigeants qui doivent être des modèles pour les autres Congolais.

C’est pour cela que nous demandons au Chef de l’Etat de faire respecter  cette disposition légale en poursuivant en Justice les membres du Gouvernement sortant qui ne s’y conformeraient  pas.

 

 

Fait à Kinshasa, le 18 novembre 2016

Secrétaire Exécutif

Ernest MPARARO

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Affaire 880 millions USD des royalties : la Licoco exige l’interpellation d’Albert Yuma

yuma_albert_16_0001_640_350_1L’ONG britannique Global Witness a publié, le mardi 15 novembre 2016, un document dans lequel la Gécamines ainsi que l’homme d’affaires juif Dan Gertler sont indexés.

Selon Global Witness, la Gécamines aurait transféré, en 2015, ses droits à percevoir des royalties sur le projet de Kamoto Copper Company (KCC), opéré par le suisse Glencore au sud de la RDC, à Africa Horizon Investment Limited, une société immatriculée aux îles Caïmans, filiale du groupe Fleurette de Dan Gertler. L’ONG affirme que ceci a fait perdre 880 millions USD à l’Etat.

En réaction à cette révélation, la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) vient de saisir le Procureur général de la République. Contacté par MCNTEAM, le président de la Licoco, Ernest Mpararo, a déclaré que la Licoco exige, entre autres, l’interpellation d’Albert Yuma en sa qualité de Président du conseil d’administration de la Gécamines.

« La Licoco se rend compte que la corruption s’érige petit à petit, en mode de gestion en RDC. Nous avons déjà saisi le Procureur général de la République (PGR) pour qu’il instruise un audit à la Gécamines. Un audit qui devra être conduit par l’Inspection générale des Finances. A l’issue de l’audit, un rapport devra être sur la table du PGR pour que les responsabilités soient établies et les coupables traduits devant les instances judiciaires », a-t-il déclaré.

Global Witness fait état d’un accord tripartite de janvier 2015 qui aurait fait perdre 880 millions de dollars de royalties initialement dues à la Générale des carrières et des mines (Gécamines). Et ce au profit d’une société immatriculée aux îles Caïmans, filiale du groupe Fleurette de l’israélien Dan Gertler.

Pour certains analystes, il s’agit là d’une nouvelle affaire minière qui émerge en RD Congo. Une affaire qui met encore une fois en cause une transaction entre un groupe minier international, la Générale des carrières et des mines (Gécamines, propriété de l’État), et l’homme d’affaires controversé Dan Gertler, proche du président Joseph Kabila.

Selon l’ONG britannique Global Witness, spécialisée sur les questions de transparence économique, la Gécamines aurait transféré en 2015 ses droits à percevoir des royalties sur le projet de Kamoto Copper Company (KCC), opéré par le suisse Glencore au sud de la RDC, à Africa Horizon Investment Limited, une société immatriculée au îles Caïmans, filiale du groupe Fleurette de Dan Gertler.

L’ONG a rendu public les pages d’un contrat régissant cet accord tripartite, signé le 22 janvier 2015 par Albert Yuma et Jacques Kamenga, respectivement Président du conseil d’administration et DG par intérim de la Gécamines, par Pieter Deboutte, le bras droit belge de Dan Gertler, ainsi que par Jeffrey Best, le CEO de KCC.

Selon Global Witness, ce transfert représenterait environ 880 millions de dollars de royalties initialement dues à la Gécamines, équivalant à 2,5% des ventes futures du complexe minier katangais jusqu’à la fin de la vie du projet.


MCNTEAM / mediacongo.net

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE 003/LICOCO/2016: MONSIEUR LE PROCUREUR GENERAL DE LA REPUBLIQUE : AGISSEZ CONTRE LA CORRUPTION POUR SAUVER LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

liproco-affiche-corruption-2La Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption, LICOCO en sigle, exprime sa vive préoccupation de l’inaction du bureau du Procureur Général de la République face aux scandales et soupçons de corruption à répétition qui incontestablement, ternissent actuellement l’image de marque de la République Démocratique du Congo sur la scène internationale.

1) Depuis belle lurette, les organisations de la société civile tant nationales qu’internationales ainsi que de médias nationaux et internationaux dénoncent des pratiques de corruption en République Démocratique du Congo et de personnalités ou institutions impliquées dans ces pratiques sont clairement identifiées.

2) Il est inadmissible que le bureau du Procureur Général de la République demeure silencieux et inactif face à telles dénonciations sans ouvrir des enquêtes sérieuses et indépendantes en vue de faire la lumière sur ces allégations.

3) Malheureusement, il est constaté qu’aucune personne n’est poursuivie jusqu’aujourd’hui malgré les soupçons de corruption dans plusieurs affaires, notamment Panama Papers, vente des actifs de la GECAMINES, BGFI Bank, etc.

4) Cette manque de volonté du bureau du Procureur Général de la République face aux allégations de corruption a comme conséquence, la fuite des capitaux sous d’autres cieux, l’impunité des auteurs des pratiques de corruption, l’instabilité politique, la menace de la démocratie, les violations des droits de la personne et le sous-développement socio-économique de la RDC.

Par ailleurs, il y a lieu de rappeler à l’opinion nationale et internationale que d’autres dossiers de corruption sont restés dans les oubliettes et sans suite auprès du Bureau du Procureur Général de la République dont :

1. Dossier des infrastructures construites dans le cadre du contrat chinois à Kinshasa et au Katanga
Suite à la dénonciation faite par la LICOCO en 2013, le Procureur Général de la République avait ouvert un dossier judiciaire pour des investigations. 3 ans après, l’Inspecteur Judiciaire travaillant sur le dossier avait été mis en retraite et les investigations ont été clôturées. Ainsi, il est estimé actuellement à plus de 500 millions des dollars, sommes dilapidées par les gestionnaires du contrat chinois en RDC. Les ouvrages réalisés, en conséquence, dont les routes construites seraient déjà dans un état de destruction avancée dans certains coins de la capitale à Kinshasa, pour ne citer le cas.

2. Dossier Fibre optique
Dénonciation faite par un parlementaire en 2013, une commission parlementaire fut mise en place sous la Présidence du Député PALU Godefroid Mayobo, ex-Ministre d’Etat dans le gouvernement Antoine Gizenga. Les conclusions de cette commission ont été accablantes. Au bureau du Parquet Général de la République, l’on observe un silence radio. Aucune personne n’a été interpellée. Plus de 40 millions des dollars seraient partis en fumée et la fibre optique ne fonctionne pas en RDC.

3. Dossier RVA-Gestion de la taxe IDEF
Dénonciation faite par le Sénat en 2010 et une commission fut mise en place sous la conduite du Sénateur RCD Moïse Nyarugabo.
Les conclusions de cette commission furent accablantes car elles accusaient l’ancien Directeur Général de la RVA de mauvaise gestion. Des comptes bancaires pour la gestion de la taxe IDEF furent ouverts en Afrique du Sud sans que le Ministre du Portefeuille ou celui des Finances n’aient donné leurs accords.
En 2011, avec le crash de Hewa Bora à Kisangani, le Ministre de la Justice instruira le Procureur Général de la République d’ouvrir une action judiciaire sur la gestion de la taxe IDEF et de poursuivre les responsables de la RVA.
Avec l’arrivée du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat Luzolo, le dossier a été relancé en 2016. Plusieurs tentatives d’arrestation du DG de la RVA ont été opérées sans résultats escomptés.
Du côté du Parquet Général de la République, c’est le mutisme habituel. Aucune action judiciaire n’a été ouverte par le bureau du PGR sur le dossier RVA et s’il y en a eu, la suite est un secret de polichinelle.
Or, aujourd’hui, les infrastructures aéroportuaires de la RDC sont toutes dans un état de délabrement total. Des compagnies aériennes refusent de desservir dans certaines Ville de la RDC par ce que les infrastructures ne sont pas en bon état. Or, la taxe IDEF avait été crée pour financer la réhabilitation des infrastructures aéroportuaire.

4. Dossier Fonds de Promotion de l’Industrie-FPI

Suite à l’interpellation du DG du FPI par le Député Likinda Bolom Elenge Fidèle en 2014, une Commission d’enquête parlementaire fut mise sur pied par la plénière de l’Assemblée Nationale.
La Commission a publié son rapport en 2016 et les conclusions sont lourdes d’accusations en l’endroit du DG du FPI et certains membres du Gouvernement impliqués dans l’affaire.
Plus de 140 millions de dollars circuleraient entre les mains des politiciens en termes de crédit reçu mais non remboursé. Le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en charge de la lutte contre la Corruption a tenté de faire arrêter le DG du FPI mais sans succès.
Du côté du Bureau du Procureur Général de la République, l’on enregistre un silence radio. Plusieurs Haut Magistrats du Parquet Général de la République que la LICOCO a tenté de contacter sur ce dossier ont affirmé que seul le PGR peut donner l’ordre de faire arrêter le DG de FPI.
Or, avec les 140 millions des dollars, la République pourrait bien financer la réforme de la Défense et celle de la Police Nationale, par exemple.

Dossier BIAC

Par un Communiqué officiel de la Banque Centrale du Congo, la BIAC avait été mis sous administration de la Banque Centrale du Congo en 2016. Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo enverra une plainte auprès du PGR pour l’arrestation des anciens dirigeants de la BIAC pour détournement des fonds, fuite des capitaux et blanchiment d’argent, etc. Le Bureau du PGR a bel et bien ouvert une action judiciaire pour des investigations approfondies. Des comptes des certains anciens responsables de la BIAC ont été bloqués par le PGR. A l’heure actuelle, aucun ancien dirigeant de la BIAC n’a été arrêté alors que des griefs de détournement des deniers publics pèsent encore contre certains d’entre eux. Au niveau du Bureau du Procureur Général de la République, aucune information sur l’affaire BIAC ou sur l’état d’avancement des investigations du Parquet n’est communiquée aux 300 000 clients, titulaires des comptes bancaires. La LICOCO a tenté à plusieurs reprises d’avoir les informations sur l’avancement des investigations auprès du Bureau du PGR mais sans succès.

5. Dossier Panama Papers Publié par 100 journaux à travers le monde, le dossier Panama Papers a cité des Citoyens Congolais (Civil comme politiciens) possédant des comptes bancaires dans des pays dit « paradis fiscaux »

En RDC, le Porte Parole du Gouvernement a même menacé des journaux qui publieraient des articles sur le dossier Panama Papers. Du côté du Procureur Général de la République, habituel silence radio alors qu’il est très actif pour faire arrêter les opposants politiques, des militants pro- démocraties et des journalistes indépendants.

6. Dossier Fonds d’Investissement Américain OCH-ZIFF La Justice américaine a condamné les responsables du fonds d’investissement américain pour avoir corrompu certains officiels de la RDC afin d’acquérir des titres miniers et des droits pétroliers. Les fonds OCH-ZIFF ont payé une amende de 413 million des dollars à la Justice Américaine. Alors que l’acte de corruption est punissable dans le code pénal de la RDC, le bureau du Procureur Général de la République n’a jamais ouvert une action judiciaire pour savoir la/les personnes qui avaient été corrompu par les responsables d’OCH-ZIFF. Ainsi, l’affaire OCH-ZIFF n’intéresse pas le Procureur Général de la République mettant en cause l’indépendance de la Justice face aux pouvoirs politiques.

7. Dossier détournements des fonds à la BGFI Bank Dossier publié par le Journal le Soir en Belgique qui montre les pratiques de détournements des fonds publics citant certains responsables politiques en RDC.

Des informations importantes sont publiées et des personnes sont citées nommément. Aucune action n’est faite pour ne fut ce que mener des investigations, à titre d’illustration, sur la gestion de la CENI, la gestion de la GECAMINES et d’autres personnalités citées dans cette publication du Journal le Soir.

Des millions des dollars sont dilapidés aux yeux des autorités judiciaires sans que ces derniers ne fassent quoi que ce soit. Les exemples ci-haut donnés ne sont qu’un échantillon parmi tant d’autres dossiers dénoncés par les médias nationaux et internationaux pouvant motiver les autorités judiciaires à ouvrir des enquêtes ou des actions judiciaires contre les présumés auteurs.

Force est de constater que cela n’est pas le cas pour le bureau du Procureur Général de la République reconnu plus dans les actes d’arrestations d’opposants, des militants pro-démocraties, des ONG des droits de l’homme et des Journalistes que de poursuivre les corrompus et les corrupteurs. De tout ce qui précède et vu l’urgence, la LICOCO recommande :

A. Au Président de la République D’ordonner urgemment au Procureur Général de la République d’ouvrir des enquêtes à ce sujet et de faire arrêter pour raisons d’enquêtes, toutes les personnalités

soupçonnées et citées dans ces affaires en vue de lutter contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance ; B. Au Conseil Supérieur de la Magistrature De solliciter auprès de sa hiérarchie, contre toutes affaires cessantes, la suspension du Procureur Général de la République, suite aux manquements graves par rapport à ses attributions légales et morales ;

C. Aux Organisations de la société civile de la RDC De dénoncer l’inaction du bureau du Procureur Général de la République et ses services face aux actes de corruption et de détournements de deniers publics en République Démocratique du Congo.

Fait à Kinshasa, le 31 Octobre 2016
Pour la LICOCO Ernest Mpararo Secrétaire Exécutif.

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RDC: Jean-Jacques Lumumba, ex-banquier, dévoile « des documents compromettants » et dénonce les pratiques de corruption proches du pouvoir

kabila-banqueUn ex-employé d’une banque proche de la famille du président congolais Joseph Kabila, a dénoncé samedi, par le biais du journal « Le Soir », des pratiques de corruption touchant l’entourage du chef de l’État de la République démocratique du Congo (RDC), un pays sous tension à l’approche d’échéances électorales incertaines.

Cet ancien chef de département des engagements de la banque BGFI, basée au Gabon et qui se présente comme la « première banque d’Afrique centrale », avec des succursales dans huit pays de la région , Jean-Jacques Lumumba, a confié au quotidien « de nombreux documents compromettants » dévoilant « le cœur du système de corruption qui gangrène » la RDC. Ces dossiers impliquent la banque BGFI, dont le directeur, Francis Selemani Mtwale, n’est autre qu’un ami d’enfance du président Kabila, la Banque nationale du Congo et une société d’importation de produits alimentaires dirigée elle aussi par un proche du chef de l’État congolais.

Selon « Le Soir », M. Lumumba, apparenté à Patrice Emery Lumumba, l’éphémère premier Premier ministre congolais après l’indépendance de l’ex-Congo belge avant d’être assassiné en janvier 1961, a aussi « donné les preuves d’opérations douteuses » au détriment de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).


Un « détournement de fonds publics »

Cette dernière a obtenu un crédit de 25 millions de dollars auprès de la BGFI Bank alors qu’elle disposait de plus de 55 millions sur un compte parallèle. Elle invoquait toutefois un manque de moyens pour justifier son incapacité à organiser les scrutins qui étaient prévus le mois prochain en RDC. Des extraits de compte mentionnés par M. Lumumba illustrent « de multiples retraits douteux, allant parfois jusqu’à 1,5 million de dollars« . « Des chèques non justifiés qui se succèdent à un rythme infernal« , écrit le journal en citant l’ex-banquier, qui parle clairement de « détournement de fonds publics ».

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MATATA: UNE PARTIE DE LA PRESSE CÉLÈBRE UN PREMIER MINISTRE EXPERT EN DÉPENSES EXTRABUDGÉTAIRES DE PLUS D’UN MILLIARD DE DOLLARS

Oct 27, 2016 Rédaction Africa News

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L’Union nationale de la presse du Congo -UNPC- a entrepris de   célébrer pendant longtemps le Premier ministre Matata Ponyo. Elle a institué un «Prix Matata Ponyo pour la bonne   gouvernance» destiné à récompenser
chaque année les gestionnaires qui se seraient distingués par ses  performances remarquables. Vous ne rêvez pas!

Au lancement de cet «Oscar» jeudi 27 octobre à Kinshasa en direct de
la télévision publique, Matata Ponyo a félicité l’UNPC pour cette
initiative et parlé d’un «saut qualitatif» alors que Kasonga
Tshilunde, le président de l’UNPC, a fait part de son ambition de
«faire de ce prix une récompense internationale à l’instar du Prix Nobel». Matata mérite-t-il pareils honneurs? Non,estiment des journalistes au
regard du constat qui se dégage de la gestion du Premier ministre:
sous la gouvernance de l’homme à la cravate rouge, la RD-Congo est
devenue le pays le plus pauvre de la terre avec le PIB par habitant le
plus bas de la planète, 400 dollars en 2016, soit 1,095 dollars par
jour. Avec ses 5,7 milliards de dollars, son dernier projet de budget
réserve à chaque RD-Congolais environ 70 dollars pour toute l’année
2017, soit moins de 20 centimes par jour, soit encore le prix d’une
baguette de pain Victoire!

Le budget de la sous-pauvreté
Selon Noël Tshiani, haut fonctionnaire à la Banque mondiale, «ce
projet de budget confirme la triste vérité que la RD-Congo est l’un
des pays les plus corrompus du monde, où 85% des revenus des
ressources naturelles n’entrent pas dans les caisses de l’Etat mais
plutôt dans les poches des privés. C’est aussi la preuve que, chaque
année, la RD-Congo perd entre 10 et 15 milliards de dollars en termes
de fraude fiscale et détournement de fonds publics. C’est un budget
qui permet d’entretenir et pérenniser la pauvreté et le
sous-développement. Avec un tel budget, leur Congo émergent à
l’horizon 2030 n’est qu’une illusion et de la démagogie».

Comment ne pas adhérer à ces thèses de Noël Tshiani quand Transco,
Congo Airways et Bukangalonzo, ces œuvres du Premier ministre, donnent
des signes d’essoufflement?

En effet, malgré les subventions en carburant et pièces de rechange
reçues du gouvernement depuis son lancement, la première réalise des
recettes mensuelles en deçà de ses charges. La deuxième, également
subventionnée en carburant, a déjà renvoyé une partie de son personnel
alors qu’un de ses avions, notamment le Q400 Kimpa Vita en panne, est
immobilisé à N’Dijili depuis plusieurs semaines. La troisième tourne
au ralenti et a, elle aussi, contraint des travailleurs au congé
technique. Le pays, dont l’économie va mal en dépit des réunions
hebdomadaires à la Primature consacrées à la croissance, a renoué avec
la pratique de la planche à billets et l’inflation.

Avec Matata, la RD-Congo garde sa bonne place, celle du 184ème pays
sur 190 classés au rapport Doing business 2016. La liste n’est pas
exhaustive.

Le monde nous regarde!
Compte tenu de ces laides évidences qui sont tout sauf la bonne
gouvernance, certains confrères fustigent l’action «purificatrice» du
staff national et kinois de l’UNPC. Sur les dizaines de réactions
enregistrées sur la toile, «AfricaNews» en retient quatre.

«Notre société a perdu tous ses repères… La médiocrité, non soyons
gentils, la contreperformance est célébrée par ceux-là même qui
devaient aider la collectivité de distinguer le bien du mal, le beau
du laid, le vrai du faux… On célèbre un Premier ministre qui a failli
à son obligation constitutionnelle de doter la CENI des moyens
d’organiser les élections; un Premier ministre qui a échoué à
renflouer les caisses de l’Etat avec sa TVA; un Premier ministre qui
n’a jamais respecté la loi budgétaire avec des dépenses non avalisées
par le Parlement, de plus d’un milliard de dollars; qui n’a jamais
rendu gratuit l’enseignement primaire; qui n’a jamais restauré
l’autorité de l’Etat dans l’Est congolais…», tape le même jeudi sur
son mur Facebook Didi Mitovelli, célèbre pseudonyme d’un talentueux
journaliste et enseignant en Journalisme.

Puis, un ton interpellateur: «Le monde nous regarde, et ne comprend
toujours pas pourquoi le Dr Denis Mukwege n’a jamais bénéficié de tels
honneurs, ni ses répliques féminines, la sœur Angélique Namaika et
Colette Kitoga… C’est Paris-Match qui comptera celle-ci parmi les
femmes les plus influentes d’Afrique, aux côtés de la belle Lupita
Nyongo…».

La bourrasque!
Toujours sur Facebook, Pero Luwara de «Digital Congo» s’arrache les
cheveux: «Deux hommes, deux, décident de jeter en pâture l’image de
toute la profession en créant cette histoire bidon visiblement pour
leurs propres intérêts». Ça pue l’arnaque!

Via le même réseau, le doyen Eugène Ngimbi Mabedo se lâche: «Comme
pour ridiculiser les initiateurs, le Premier ministre révèle les
dessous de la démarche: le ‘Prix de l’excellence’ qu’on a tenté de lui
coller sous le module n°1 et qu’il a repoussé. Deuxième classe: des
journalistes qui, à longueur des journées, priment des chefs
d’entreprises alors que les travailleurs alignent des nombreux mois
d’impaiement, quelle bourrasque à l’UNPC! Troisième désaveu: promesse
de désaveu en ce que le Premier ministre se réserve le droit de
retirer son nom à la marque. Une gifle à la corporation. Arrêtez la
blague en créant le prix Franck Ngyke» ou Bapuwa Muamba.
Moralité: malgré son propre bilan, le Premier ministre a fait des
leçons à une certaine presse. Même s’il a senti le coup, il accepte
tout de même de marcher, de jouer le jeu, le temps de s’assurer un
gain, une visibilité après son départ. Ça prendra le temps que ça
prendra!

Sur Twitter, une autre journaliste, Kelly Stony Nkute, exprime sa
déception: «Prix Matata. Quand je pense qu’il y a beaucoup de
journalistes morts dans l’exercice de leur métier qu’on aurait pu
honorer. Suis déçue».

Le pays n’a pas de chance; la presse, l’âme et la mémoire de la
société, a fini par se saborder, s’accordent à dire de nombreux autres
confrères. Le Premier ministre et la direction de l’UNPC doivent avoir
capté ce message.

AKM

 

 

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT N°001/2016:LA CONDAMNATION DU FONDS SPECULATIF NEW-YORKAIS « OCH-ZIFF » POUR CORRUPTION, AUX ETATS UNIS D’AMERIQUE, UN PAS EN AVANT.

liproco-affiche-corruption-2« La justice congolaise est obligée d’ouvrir des enquêtes sur tous les faits de corruption concernant les contrats miniers et pétroliers en RDC, énumérés dans l’accord entre OchZiff, la Commission Boursière des Etats-Unis (SEC) et la justice américaine» Les organisations non gouvernementales (ONG), signataires du présent communiqué de presse, saluent la condamnation du fonds spéculatif Och-Ziff, au paiement de 413 millions de dollars, pour atteinte à la loi américaine sur la corruption dans les transactions opérées à l’étranger, notamment au Tchad, au Niger, en Libye et en République Démocratique du Congo (RDC), par la justice américaine. Elles invitent par la même occasion, la justice et le parlement congolais à ouvrir des enquêtes, afin d’établir les responsabilités et de punir les coupables. En effet, Il ressort des conclusions de la justice américaine que : – Och-Ziff, ses filiales et partenaires ont pu bénéficier de contrats miniers et pétroliers en RDC, à des prix préférentiels, moyennant versement des pots-de-vin aux officiels congolais, entre 2005 et 2015; – Och-Ziff a demandé que la condamnation soit différée et ses filiales ont plaidé coupable et ont payé 412 millions $ ; – Och-Ziff et ses filiales ont reconnu avoir traité avec des partenaires congolais, notamment les entreprises liées à l’homme d’affaire Israélien proche du pouvoir ; – Les faits de corruption soulignés ont porté, pour la RDC, sur plusieurs entreprises minières notamment Swanmines (Africo), Kinga Miambo Taillings (KMT) et la Société Minière de Kabwelela et Kimpese (SMKK). Interviewé par Bloomberg2 sur la décision de la justice américaine, M. Bernabé Kikaya Bin Karubi, principal conseiller diplomatique du Chef de l’Etat congolais, a vanté l’apport de Dan Gelter RDC, dans le secteur de ressources naturelles, sous ces termes : « nous ne voulons pas d’un seul Gelter mais de 10 ou 15 Gelters qui croient en la RDC et qui viennent travailler avec nous en termes d’apporter le changement dans ce pays ». Les ONG considèrent les faits ci-avant de graves violations portant atteintes aux lois congolaises notamment la Constitution de 2006 à son article 56 telle que modifiée en 2011, qui stipule que : « Tout acte, tout accord, toute convention , tout arrangement ou tout autre fait, qui a pour conséquence de priver la naon, les personnes physiques ou morales de tout ou pare de leurs propres moyens d’existence tirés de leurs ressources ou de leurs richesses naturelles, sans préjudice des disposition internationales sur les crimes économiques, est érigé en infraction de pillage punie par la loi».

Les ONG soulignent que le comportement de toutes les personnes, revêtues d’un mandat public, intervenues dans les différentes transactions, non seulement heurte le Code pénale congolais livre I, en son article 147, mais aussi le décret-loi 017/2012 du 3 octobre 2002 portant Code de conduite de l’agent public de l’Etat, principalement en ses articles 6, 7, 9 al.2 et 4, 12 et 16.
Eu égard à ce qui précède, les ONG signataires recommandent :
Au Parquet Général de la République de :
– Ouvrir des enquêtes judiciaires, afin de vérifier la transparence et les coûts des transactions effectuées dans les entreprises Swanmines (Africo), Kinga Miambo Taillings (KMT) et la Société Minière de Kabolela et Kimpese (SMKK). – Ouvrir aussi des enquêtes à l’endroit des personnalités de nationalité congolaise qui, de près ou de loin,avaient facilité l’acquisition de ces droits miniers ou pétroliersaux prix préférentiels ; – Rétablir l’Etat congolais dans ses droits, en demandant que tous les droits miniers et pétroliers cédés soient payés aux prix réels ;
Au Gouvernement de :
– Suspendre administrativement les fonctionnaires impliqués dans les différents dossiers ; – Evaluer le manque à gagner du pays ; – Réévaluer la participation du Gouvernement congolais dans ces différentes sociétés ; – Prendre des sanctions administratives et financières à ces différentes sociétés ;
Aux deux chambres du Parlement de :
– Initier une enquête parlementaire, afin de clarifier l’opinion sur les valeurs réelles de toutes les transactions portant sur les ressources naturelles réalisées entre 2005 et 2015 ; – Interpeller le Premier Ministre, afin qu’il réponde aux graves allégations, selon la version des faits à la disposition du Gouvernement.
A la société civile de :
– Mener des actions pour que, d’une part, l’Etat congolais soit rétabli dans ses droits et, de l’autre,les personnes impliquées dans lesdites transactions illégales soient poursuivies et punies conformément à la loi.
Fait à Lubumbashi le 11 Octobre 2016

Pour les organisations signataires
N°                      Structures                                                                                Responsables

1. Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains (ACIDH) ;           MPIANA Donat
2. African Resources Watch (AFREWATCH) ;                                            MUKENA Richard
3. Association Africaine de Défense des Droits Humains (ASADHO  Jean-Claude KATENDE
4. Cadre de Concertation sur les Ressources Naturelles ;                    MUNGURIEK UFOY Jimmy
5. Coalition PCQVP                                                                                           KATANDE Jean-Claude

6. Comité de Suivi pour la Contribution des Communautés et Eglises à la Transformation Humaine (COSCCET) Père                                                                                                                                   NYEMBO Angelos

7. Détectives Experts pour les Droits Humains au Quotidien (DEDQ)  TSHIMPUKI Georges

8. Groupe d’Actions Non Violentes Evangéliques (GANVE)                      LUKANDA Godefroid

9. Initiative Bonne Gouvernance et Droits Humains (IBGDH)                  KAMBOLADonat
10. Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH)                                TSHISWAKA Hubert
11. Ligue Congolaise de lutte Contre la Corruption (LICOCO)                  MPARARO Ernest
12. Observatoire d’Etudes d’Appui à la Responsabilité Sociale et Environnementale (OEARS) KASONGO Freddy
13. Organisation Congolaise des Ecologistes et Amis de la Nature (OCEAN)     KASS MUTEBAAlidor
14. Organisation pour la Protection de l’environnement et le Développement Durable (OPED) KALONJI Serge
15. Protection des Ecorégions de Miombo au Congo (PREMICONGO)           BWENDA Christian
16. Synergie pour la Gouvernance des Ressources Naturelles / Kongo-Central Encore SGRN   BAKULU Jacques

Pour tout Contact :
BWENDA Christian Tél : +243 814080800 Mail: premicongo@yahoo.fr
MPIANA Donat Tél : +243 997025331 Mail : info@acidhcd.org
KASONGO Freddy Tél : +243 995567001 Mail: oearserdc@gmail.com
MUKENA Richard Tél: +243 822304800 Mail: info@afrewatch.org

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Spoliation Des Parcelles De L’Ambassade Tchèque: Néhémie Mwilanya Impliqué ?

nehemyIl n’est un secret pour personne que la République démocratique du Congo bat aujourd’hui le record de spoliation des domaines appartenant à l’Etat. Trois parcelles du plan cadastral de la Commune de la Gombe située sur la très chic avenue Boulevard Tshatshi fait actuellement polémique.
Ce dossier n’a pas fait beaucoup de bruit dans l’opinion publique, mais il a entrainé la suspension du Ministre des Affaires Foncières, Gustave Booloko N’Kelly, le 3 octobre dernier par le Premier Ministre Augustin Matata Ponyo. Cette affaire livre petit à petit ses secrets et constitue une fois de plus, de l’opprobre pour le pays, car il donne des éléments qui laissent entrevoir une possible main basse de certains proches du Président de la République sur le patrimoine national. Petit plongeon dans ce dossier qui risque de faire tomber des têtes au plus haut sommet de l’Etat.
Les parcelles numéros 1051, 1052 et 4427 font l’objet de convoitise de la part d’un réseau de mafieux bien implantés dans les institutions depuis plusieurs dizaines d’années. Ancienne propriété de la société Intertropical Confina, devenue plus tard Interfina, elle aurait été enregistrée au nom de la République Tchèque (alors République Socialiste de Tchécoslovaquie).
Mais de documents disponibles à ce jour infirmeraient l’appartenance de ces luxueuses parcelles à M. Waza Banza Mbanga Charles, consul de la République démocratique du Congo auprès du Royaume de Belgique en 1969 contrairement à ce qui est consigné dans un arrêté du Ministre des Mines et Affaires Foncières datant du 19 mars de la même année.
Autre grand souci, tous les certificats d’enregistrement au nom de la République Tchèque se seraient révélés faux à l’issue d’une vérification faite pendant une mission d’enquête menée sur terrain par un inspecteur mandaté par le Ministère des Affaires Foncières cette année.
Selon un proche du dossier, « la société Interfina aurait nié la prétendue vente qui aurait été conclue avec la République Socialiste de Tchécoslovaquie ».
Négligence complice des services de Booloko
L’absence de preuves est-elle la preuve de l’absence ? Non, répondent des juristes avérés. Oui, quand on considère la décision à la vaille que vaille prise par le désormais ancien Ministre des Affaires Foncières, Gustave Booloko N’kelly. D’après un de ses proches qui a requis l’anonymat, « il n’a pas pris son temps de consulter ses conseillers avant de prendre un arrêté de manière cavalière, déclarant ces biens sans maître et les reprenant au domaine privé de l’Etat, avec option de vente au profit du Trésor Public dans le cadre de la diversification des recettes et leur maximisation. »
A ce propos, des experts fustigent le non-respect de certains principes en la matière constaté dans le Chef de Booloko qui rappelle-t-on, a œuvré comme assistant de l’actuel directeur de Cabinet de Joseph Kabila avant de faire son entrée dans le Gouvernement dit de cohésion nationale.
Question: ses liens avec Nehemie Mwilanya n’ont-ils pas influencé sa décision et surtout le choix des acheteurs de ces trois parcelles qui se trouvent appartenir à l’Ambassade de la République Tchèque d’après une note lui envoyée par cette dernière et dont une copie a filtré ?
Notez que dans cette note datant du 16 septembre 2016, l’ambassade Tchèque fustige clairement la volonté délibérée de Gustave Booloko de satisfaire à la volonté d’un de ses maitres. « Vu les différentes requêtes, correspondances et opposition orientés vers divers services et autorités de la place, vous citant si pas vous directement, mais comme ampliateur sont restés de votre part sans suite. Cette motivation aurait pour but de faire plaisir, rendre service de satisfaire un appétit mal géré, d’une haute autorité du pouvoir actuel », a dénoncé l’ambassade de la République Tchèque.
Un membre du Cabinet du Ministre suspendu signale que « quelques mois après sa prise de fonction, Gustave Booloko N’Kelly a été saisi par le Conservateur des Titres Immobiliers de la circonscription foncière de Lukunga, de l’existence de ces trois parcelles qui seraient sans maitres, sous la couverture de la République Tchèque ». D’où sa décision de diligenter la mission précitée, laquelle aurait conclu, d’après notre source, « que ces biens sans maitre pouvaient être repris au domaine privé de l’Etat, avec option de vente au profit du Trésor Public dans le cadre de la diversification des recettes et leur maximisation ».
C’est sans doute, ces éléments et d’autres qui prouveraient la culpabilité de Gustave Booloko, de surcroit avocat et ses mentors dans la scabreuse affaire de vente des biens immobiliers de la République tchèque. Une honte pour un pays qui n’a pas besoin de s’ajouter d’autres sujets de discorde avec ses partenaires.
Pour les observateurs, l’affaire n’aurait pas pris les tournures qu’elle a prises à ce jour si seulement, le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Nehemi Mwilanya s’était impliqué, en sa qualité de bras droit du Président de la République, auprès de l’Ambassade de la République Tchèque pour faire la lumière dans cette affaire. Ceux qui pensent ainsi se réfèrent à l’implication personnelle de l’ancien Dircab de Joseph Kabila, Gustave Beya Siku dans la résolution du litige opposant le Groupe de presse Médias7 à la société chinoise Startimes.
Justin Yanyi / CP

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Tribune d’Expression Populaire contre la Corruption : Adhésion massive des citoyens de la N’sele au mécanisme de lutte contre la corruption mis en place par la LICOCO

Tracasserie, multiplicité des taxes illicites, extorsion des biens par les agents de l’ordre, pots de vin ont constitué l’essentiel des préoccupations de la centaine des participants à la Tribune d’expression populaire contre la corruption, organisée par la  Ligue congolaise de lutte contre la corruption, LICOCO en sigle. Non, les citoyens ne doivent plus rester apathique face aux différents cas de corruptions qui pullulent dans leur commune, la zone urbano-rurale de N’Sele à Kinshasa ; en fait, les principales activités dans cette partie de la capitale sont consacrées au domaine de l’agriculture, aux petits commerces, à la pêche, élevage et bien d’autres.

La Ligue congolaise de lutte contre la corruption a procédé, le samesam_0457di 1er octobre 2016 au quartier Kinkole de la commune de la N’sele, au lancement officiel dans la Ville de Kinshasa des activités des Centres d’Assistance Juridique et de l’Action Citoyenne(CAJAC), à travers l’organisation de la Tribune d’Expression Populaire contre la Corruption.

C’était une première expérience pour cette population rurale d’échanger sur toutes les questions relatives à la corruption dans un contexte politique tendue. C’était aussi une occasion offerte au Président du Conseil d’administration de la LICOCO, d’éclairer, dans son mot de circonstance,  l’assistance sur la  vision de son organisation, celle de construire ensemble une société congolaise exempte d’antivaleurs, d’impunité, de voir les détourneurs des deniers publics poursuivis et sanctionnés afin que les richesses du pays profitent à tous les Congolais.

Pour sa part, le Représentant du Bourgmestre de la Commune de N’sele a  apprécié à sa juste valeur l’initiative de la LICOCO et le choix d’implanter l’un des bureaux CAJAC dans  sa juridiction. Il a encouragé les citoyens à s’approprier ce nouveau mécanisme de lutte contre la corruption mis en place par la LICOCO, tout en invitant les chefs des quartiers, des localités et des rues à sensibiliser l’ensemble de la population pour dénoncer les actes de corruption via le bureau CAJAC Kinkole.

Lancement officiel des activités CAJAC à Kinshasa

Face aux nombreux cas de corruption qui gangrènent la commune de la N’sele et l’ensemble de la République, les Centres d’Assistance Juridique et de l’Action Citoyenne sont l’une des solutions pour lutter efficacement contre le fléau de la corruption en RDC.

C’est sur ces mots limpides que le Secrétaire Exécutif de la Ligue Congolaise de Lutte contre la Corruption, Ernest Mpararo, a circonscrit son message à l’endroit des participants à la Tribune d’Expression Populaire contre la Corruption. Il a évoqué la nécessité de briser le silence face aux actes de corruption dont les conséquences empiètent sur le bien-être de la population où qu’elle soit.

« Il est  temps aujourd’hui pour les citoyens de bannir la peur et de se mobiliser activement pour dénoncer les actes de corruption et les injustices liées à la corruption à travers les bureaux CAJAC  de la LICOCO , afin que cette dernière achemine les plaintes des citoyens auprès des institutions étatiques pour trouver des solutions appropriées ».

En effet, le Centre d’Assistance Juridique et de l’Action Citoyenne est une approche qui permet d’impliquer tous les citoyens ou l’ensemble de la population à rejeter les pratiques de corruption et prendre des mesures efficaces pour la combattre, en vue d’aboutir à des reformes administratives ou législatives importantes.

Les objectifs des CAJAC peuvent se résumer, notamment, en la mobilisation de la population pour lutter contre la corruption, au renforcement du pouvoir des citoyens lorsqu’ils déposent des plaintes  dans le cas de corruption, traduire ces préoccupations en changements systémiques, élargir la coalition des acteurs anti-corruption, fournir aux instituions les moyens pour répondre aux plaintes des citoyens conformément aux lois de la République.

Cette tribune d’expression populaire a permis des échanges constructifs et fructueux entre les citoyens et les autorités de la N’Sele.

A la clé, une série des recommandations pertinentes ont été formulées à l’endroit de tous les acteurs présentent à la manifestation. Un autre temps fort de cette Tribune d’Expression Populaire, ce fut le témoignage émouvant et courageux  d’un agent du ministère de l’Environnement, mis aux arrêts injustement pour avoir dénoncé le détournement des deniers publics par le  Secrétaire Général de ce ministère.

 Grâce au plaidoyer de la LICOCO, l’agent en question avait été relâché et son bourreau suspendu provisoirement de son poste en attendant  les conclusions des enquêtes menées auprès de la DGRAD aboutissent pour clore définitivement ce dossier que la LICOCO suit de près et sollicite même des sanctions pénales à l’encontre du Secrétaire Général suspendu.

Les participants à la tribune d’expression populaire de Kinkole ont pris l’engagement de déposer des plaintes liées à la Corruption au bureau de la LICOCO se trouvant à Kinkole.

Licoco