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bcc_siege_16_001_1_640_350_1La Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption, LICOCO en sigle, suit avec beaucoup d’attention la crise économique que traverse la BIAC, troisième grande banque commerciale en République Démocratique du Congo.

Cette crise risque d’amener plus de 400 000 épargnants Congolais et étrangers dans une faillite historique si le Gouvernement de la RDC ne met pas en application les dernières recommandations de l’Assemblée Nationale. Toutefois, la LICOCO appuis l’initiative courageuse du Gouverneur de la Banque Centrale  du Congo  qui par sa lettre GOUV.D.03 No0665 du 30 Mai 2016 portait plainte à charge des Administrateurs et Dirigeants de la BIAC auprès du bureau du Procureur Général de la République. La Banque Centrale du Congo  reproche aux administrateurs et Dirigeants  de la BIAC  d’avoir violé la loi no 003/2002 du 02 Février 2002 relative à l’activité et au contrôle des Etablissements de Crédit. Les personnes  visées par la plainte de la Banque Centrale du Congo sont :

  1. Mr Charles Sanlaville- Président du Conseil d’Administration,
  2. Mr Elwyn Blattner – Administrateur représentant de l’actionnaire majoritaire SOFIA
  3. Mr Michel Losembe- Directeur Général et Président du Comité de Direction,
  4. Mr Melotte Robert – Directeur,
  5. Mr Michael Blattner- Administrateur,
  6. Mr Blaise Mbatshi – Administrateur,
  7. Mr Edouard Mambu Ma Khenzu- Administrateur La Banque Centrale du Congo reproche aux personnes ci-dessus des actes de mauvaise gestion qui ont conduit à la faillite de la BIAC et aux autres infractions des droits communs dont escroquerie, abus de confiance vis-à-vis des épargnants, faux et usage des faux en écriture.

Vu les faits reprochés à ces personnes et vu la gravité de la situation à la BIAC qui risque de provoquer un soulèvement social, la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption recommande dans l’urgence :

  1. AU BUREAU DU PROCUREUR GENERAL DE LA REPUBLIQUE

– D’arrêter provisoirement les personnes ci-haut citées pour qu’elles  n’empiètent  pas aux investigations judiciaires,

– D’ordonner la saisie de tous leurs biens et mettre sous séquestre leurs comptes bancaires comme l’a proposée la Banque Centrale du Congo,

  1. LA CELLAULE NATIONALE DE RENSEIGNEMENT FINANCIER

– De mettre à la disposition du Bureau du Procureur Général de la République toutes les informations bancaires des personnes ci-haut citées,

  1. AUX EPARGNANTS DE LA BIAC QUI ONT SUBIS DES PREJUDICES

– De se constituer partie civile à la procédure et appuyer la plainte de la BCC pour les préjudices subies par cette escroquerie des responsables de la BIAC, – D’engager des Avocats pour plaider vos cas auprès du bureau du Procureur Général de la République

 

  1. AUX INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE

– D’appuyer la plainte de la BCC pour prévenir un soulèvement social qui se pointe à l’horizon en fournissant tout appui au Bureau du Procureur Général de la République.

  1. AUX ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET AU PEUPLE CONGOLAIS

– De soutenir la plainte de la Banque Centrale du Congo pour éviter le cas de l’ancienne Banque de Kinshasa où les épargnants n’ont jamais été remboursés jusqu’aujourd’hui.

 

Fait à Kinshasa, le 06 Juin 2016

Pour la LICOCO

                                                                                                                   Ernest Mpararo                                                 

                                                                                                                   Secrétaire Exécutif

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