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avenue du commerce.photo licoco

Depuis 2006 aucun des bureaux de l’Assemblée Nationale n’a produit un rapport financier sur sa gestion. Cette révélation troublante a été faite par le Secrétaire Exécutif de la Ligue Congolaise de lutte de contre la Corruption, Ernest Mpararo , à l’occasion de la cérémonie commémorative de la 11è journée Internationale de lutte  contre la corruption.

 Le Bureau de l’Assemblée Nationale devrait incarner les valeurs de transparence, intégrité et redévabilité car elle est l’émanation du peuple Congolais qui ne cesse de demander la bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques de l’Etat.

A l’initiative du Réseau des Parlementaires Africains de lutte contre la corruption(APNAC), de la Ligue Congolaise de lutte contre la corruption(LICOCO) et d’autres structures  Etatiques,  la 11è journée Internationale de lutte contre la corruption, placée sous le thème « Unis contre la Corruption pour le développement, la paix et la sécurité », a été célébrée ce 09 décembre 2016  dans la salle des spectacles de Palais du Peuple en présence du 2ème Vice Président de l’Assemblée Nationale et plusieurs  autorités du pays.

Cette journée avait comme principalement objectif de rappeler et de mobiliser  la population Congolaise et les décideurs politiques sur les principes de redevabilité, de transparence, de l’éthique et de la bonne gouvernance afin de renforcer le mécanisme de lutte contre la corruption.

 Mobilisation tous azimut pour combattre la corruption en RDC

Face au problème  de corruption  érigé en système généralisé en République Démocratique du Congo, le Conseiller spécial du chef de l’Etat en charge de la bonne gouvernance, le Professeur Luzolo Bambi, regrette   l’inaction du pouvoir judiciaire pour sanctionner les faits de corruption et lutter efficacement contre l’impunité.

C’est ainsi qu’il appelle à la mobilisation générale de tous les congolais pour combattre la corruption en dénonçant les actes de corruption sous toutes ces forme

Il a précisé que plusieurs discours sur les causes de corruption ont été déjà prononcés, plusieurs documents scientifiques, stratégiques de lutte contre la corruption ont été déjà publié, la lutte contre la corruption aujourd’hui n’est plus une question des lois, mais c’est un problème d’engagement de chaque congolais dans sa structure mentale propre pour lutter contre la corruption et inverser la tendance pour maximiser les recettes au profit de bien être de la population.

De toute  évidence, la RDC subit en  permanence l’impact destructeur de la corruption dans ses différents secteurs de la vie nationale qu’il s’agit de  petite à la grande corruption. Et ce, sans pour autant offusquer les autorités  judiciaires du pays qui disposent  des mesures coercitives pour  réprimer tout acte de corruption.

Selon le Coordinateur de la Cellule Nationale contre l’Impunité au sein du Ministère de la Justice, une enquête menée auprès du Parquet Général près la Cour d’Appel de Matete et de la Gombe dans la Ville de Kinshasa, révèle que sur les 5 dernières années, il n’y a que 0.09% d’infractions de corruption qui sont poursuivis dans ces 2 juridictions de la Ville de Kinshasa.

Les 2 Parquets Généraux de la Ville de Kinshasa ne peuvent pas dire qu’il n’existe pas des dossiers de corruption alors que les médias nationaux comme internationaux en publient chaque jour des scandales.

A titre d’exemple, nous pouvons citer :

On estime à plus de 500 millions de dollars, sommes dilapidés dans le dossier  des infrastructures  construites dans le cadre du contre chinois à Kinshasa et au Katanga,  les conclusions accablantes de la commission d’enquête Mayobo sur le dossier fibre optique , l’affaire Fond de Promotion d’Industrie ( FPI), dont  plus de 140 millions de dollars continuent  à circuler entre les mains des  politiciens en terme de crédit non rembourser, on peut ajouter dans cette liste non exhaustive l’affaire Fonds d’Investissement  Américain OCH-ZIEF , Panama Pampers, affaire 880 millions de dollars des Royalties  de la Gecamines, dossier BGFI Bank- CENI, la gestion opaque de la Gécamines  et de la RVA;  tous ses exemples donnés ne sont qu’un échantillon parmi tant d’autres dossiers dénoncés par les médias nationaux et internationaux pouvant motiver les autorités judiciaires à ouvrir des enquêtes ou des actions judiciaires contre les présumés auteurs.  Du côté du Parquet Général de la République, c’est le silence radio.

Confronter à ce  sombre tableau, la RDC est loin de sortir du bout du tunnel, d’où le rôle de la Licoco de tirer la sonnette d’alarme pour alerter l’opinion publique sur les conséquences dévastatrices de la corruption.  Selon le  secrétaire exécutif de la LICOCO, Ernest Mpararo  l’heure est grave, la situation est délicate pour y remédier, il  exhorte les décideurs au bon sens , si non la RDC risquerait de disparaître sur la carte de l’Afrique.

Il est établit par les Nations unis que la corruption s’attaque aux fondements des institutions démocratiques en faussant les élections, en corrompant l’Etat de droit et en créant des appareils bureaucratiques dont l’unique fonction réside dans la sollicitation des pots de vin. Elle ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale.

La Population Congolaise est dans le devoir de se lever pour demander à haute voix, la mise en application des mécanismes de bonne gouvernance dans tous le secteur de la vie national en faisant pression aux gouvernants et en dénonçant les pratiques de corruption sous toutes ces formes.

Licoco

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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